samedi 29 août 2015

Jour 17 : Faire un tour à CanyonLand et déguster des ribs à la sauce barbecue

Aujourd’hui nous sommes allés faire un tour au parc national de CanyonLand. En gros, c’est un peu comme le Grand Canyon mais en moins grand. Il n’empêche que c’était tout aussi chouette et que les couleurs étaient une fois de plus sublimes. D’ailleurs, j’arrive à court de synonymes pour qualifier tous ces beaux paysages. Peut-être que dans mon prochain article je les écrirai en allemand, à voir.

Du coup, on peut voir pas mal de points de vue en une demie-journée. On a même marché quelques centaines de mètres pour aller voir un point de vue. Comme distance, ça à l’air de rien, sauf qu’en fait il fallait se coltiner une grosse montée sous le soleil. Bon. 

On s’est fait distancer par deux pros de la rando, probablement retraitées. Méga-honte.

On a ensuite profité de l’après-midi pour faire une lessive de nos vêtements (La délivrance), nager un peu, et se préparer à sortir. Pas une journée follement excitante mais une journée quand même, toujours au milieu des roches rouges. 

Histoire de dîner léger, j’ai pris des ribs sauce barbecue. Bon. J’avais tellement faim que j’ai complètement oublié de vous les prendre en photo, je suis sûre que vous me pardonnerez.

Demain, on prend la route pour les rocheuses du Colorado. J’espère qu’il y aura du kayak histoire d’avoir encore plus de courbatures.

HIYAAAAAH !


Des bises.

jeudi 27 août 2015

Jour 16 : Revoir les Arches une dernière fois et descendre le Colorado en Kayak

C'est beau les arches.
Aujourd’hui Greg et moi avons décidé de faire bande à part. Rien de bien grave. C’est juste que ça ne le branchait pas trop l’activité kayak, alors il est retourné faire un bisou aux Arches. Ce qui est cool pour lui, c’est qu’aujourd’hui il faisait beau.

Donc j’imagine qu’il a pu prendre des photographies chouettes. (Il faut savoir qu’hier il faisait vraiment un sale temps, donc plutôt compliqué.) D’après ses dires, il aurait aussi croisé le chemin d’un type qui faisait un timelapse du paysage.
Pour rappel, il s’agit de prendre plusieurs photographies d’un même plan puis de les assembler ensemble. Un peu comme du stop-motion. 



C’est comme ça qu’on voit les belles vidéos avec les nuages qui bougent et tout sur Viméo.

De mon côté, je suis partie sur les coups de 11H pour faire du kayak sur la rivière Colorado. Tout ça a été organisé par le Moab Adventure Center et ça m’a coûté environ 70 euros pour 5 heures, repas compris. Là où j’ai été chanceuse, c’est que j’étais toute seule sur mon kayak, et c’était vraiment cool. Les rapides n’étaient pas si méchants et du coup le groupe de 10 personnes sur le bateau de rafting nous regardait (nous : la team kayak, 3 au total) avec envie. C’est assez chouette de naviguer au milieu des énormes falaises rouges. Des libellules viennent aussi se poser sur nos genoux, on se sent un peu seuls au monde. Surtout qu’on avait décidé de lâcher un peu le guide et le groupe de raft.

J'espère que cette photo vous plaît je l'ai payée 15 dollars.
Enfin, à un moment, on a quand même bien balisé parce qu’on a pris le bras droit de la rivière alors que l'autre groupe (le groupe chiant) a disparu dans le bras gauche. Échoués comme des débiles sur la grève on a finalement continué notre chemin avant de les retrouver plus tard. OUF !! C'était un peu la badance.

Après le repas, John, un super beaugosse, est venu nous mettre un petit coup de stress :
« Bon la team Kayak, à partir d’ici il faut bien rester sur la côté gauche de la rivière ok ? » « POURKOUA ? » demandions-nous naïfs.


« Car si vous partez à droite, vous risquez de vous faire entraîner dans des rapides un peu plus violents et votre kayak peut se retourner. »
Ok ok. La bonne ambiance. 

(Là mon cœur commence à se serrer et je me dis que j’aurais du emporter un ou deux Xanax, mais bon.)
Du coup on a ramé comme des dingues pour rester sur le côté gauche de la rivière mais une fois de plus… on s’est fait embarquer sur le côté droit. Champions.
Heureusement on avait un peu capté le délire des pagaies et on s’en est sortis indems (en vrai c’était pas si terrible, il faut bien l’avouer.)

Après 4 bonnes heures de kayak, je peux dire sans mentir que j’ai les bras et les jambes en feu. Je me dis que peut-être, j’aurais du partager mon embarcation. (Les autres tournaient successivement, pas si fous.). J’ai un peu peur de ne plus pouvoir bouger demain et de ressembler à Pinocchio. On verra bien.

D’ailleurs demain on va aller voir à quoi ressemble le parc CanyonLands. On ne manquera pas de vous raconter.

Des bises !

mercredi 26 août 2015

Jour 15 : Se prendre la pluie au Parc National des Arches et boire un cocktail pour compenser

Parc National des Arches
Aujourd’hui nous nous sommes levés tôt pour aller visiter le parc national des Arches. Vous savez, ces énormes formations rocheuses en forme… d’arches. Bah voilà. Il faut compter une grosse demi-journée pour en profiter pleinement, voir plus. Le parc se trouve à seulement deux kilomètres de Moab, ce qui est bien pratique.
Comme à notre habitude, on a fait notre petite technique : remonter l’intégralité de la route qui traverse le parc et faire les points d’arrêts au retour. Sauf que cette fois-ci, Greg avait décidé de faire autrement. Cette fois-ci, il avait décidé de se faire une randonnée TOUT SEUL (Oui je voulais pas le suivre, j’avais une mauvaise intuition) : un gros trail d’une heure et demie en mode very difficult


Avec des boots pas trop adaptées à la randonnée. Du coup, je suis partie de mon côté tranquillement faire le reste d’une parc.

Quand je l’ai retrouvé, il était proche du décès. La raison ? « La rando était pas si simple, j’ai grimpé comme un dingue sur de la roche, il n’y avait personne, j’ai compris pourquoi. » En mode commando donc. Bon. Moi j’ai transpiré que dalle et j’avais la pêche, lui pas trop. On comprend pourquoi.


Half-dead, half-alive tree
Du coup, on est rentrés à l’hôtel pour se poser un peu. J’en ai profité pour peaufiner mes traductions de textes et pour mater une de mes séries préférées « Masters of Sex ».

On a fini la soirée dans notre bar fétiche le « Blue Pig Bar », où il y avait encore de la musique bien cool ambiancée country. Avec de l’harmonica et tout. D’ailleurs, j’en ai un d’harmonica, il faudrait que je m’y mette. Il est dans mon sac. Un ex me l'avait offert et m'avait quittée pas longtemps après. Je l'avais alors jamais touché. Il est tout neuf. 


Il serait temps de voir ce qu'il a dans le ventre j'imagine.



Demain, je partirai faire quelques rapides de la rivière Colorado en kayak. C’est un truc organisé mais j’ai un peu peur.  Si aucun article n’est publié après demain, vous saurez pourquoi.

Des bises !

mardi 25 août 2015

Jour 14 : Day off à Moab, entre baignades du 3ème âge et shopping

Ici, c'est Moab.
Aujourd'hui, c'est notre day off. Pas de balade dans des canyons où la chaleur explose (ce sera demain), pas de routes interminables, pas de stress. Rien. Que de la bonne vieille glande. Et ça fait du bien.
On a atterri à Moab, une petite ville paumée entre Bryce Canyon et le Colorado. Je peux me permettre de dire "ville" car il y a plus d'une habitation. Il y a même une poste. C'est vraiment byzance.

Du coup, Greg et moi on en a profité pour faire un peu de shopping. On a acheté pas mal de trucs. Plaisir d'offrir.
Niveau météo on avoisine les 40 degrés. Autant dire que dans les rues il n'y a pas grand monde.


C'est vrai que souvent, on est les deux seuls pinpins à préférer la marche. Les locaux doivent nous prendre pour des fous, mais nous, on élimine les calories de nos burgers comme ça, et c'est pas plus mal.

Jolie chose.
On a même croisé une voiture trop chouette, garée devant un espèce de bar mexicain. Du coup on l'a prise en photo, on s'est dit que ça vous ferait plaisir.
De retour à l'hôtel, on a prit une heure pour planifier tout le reste de notre voyage avant NYC. Ça a été un peu sport, car pas mal d'hôtels étaient bookés et plutôt chers. Mais en cherchant bien, on a trouvé des vrais bons plans. On ne manquera pas de vous les refiler dans les prochains articles.
J'en ai aussi profité pour peaufiner mes CV et synopsis en anglais. Le but ultime étant quand même de conquérir NYC. Du coup obligé : il faut bosser.

À l'heure où je vous écris, on remonte tout juste de la piscine et j'ai sur la tête un sac plastique bien nul. La raison ? J'en avais marre de mon espèce de couleur de cheveux orange dégueu. Je repasse au brun profond. Ça ira sans doute mieux avec mon chapeau de cowboy.

En parlant de cowboys, on risque d'en croiser pas mal ce soir. On va se prendre une petite bière dans un bar local. Il faut dire que depuis le début du trip, on a bu... un verre d'alcool chacun. Alors on a le droit.

Des bises !





Jour 13 : Prendre rendez-vous avec la plus belle route des USA

Le genre de vilaines choses qu'on peut voir sur la 24.
Prochaine étape : Moab. De là, on aura accès à plusieurs parcs bien chouettes (Arches, CanyonLands...) et je pourrai même faire du kayak dans les rapides du Colorado. Et ça, c'est trop bien. Bref, en branchant votre GPS depuis Bryce Canyon City, deux options s'offrent à vous : soit passer par l'autoroute, soit couper à travers tout l'Utah et rouler une heure de plus. 

Voici mon conseil : DEUXIÈME OPTION OBLIGÉE !

Pourquoi ? Car cette route (la 24), qui passe par Escalante ou encore Boulder est sublime. Franchement. Avec Greg on était soufflés.


On traverse d'ailleurs un parc national du nom de Capitol Creef où la roche prend des teintes violettes et rouges.
C'est superbe.

Pas mal le burger de Greg.
Pour faire simple, on roule pendant des heures au milieux de formations géologiques à tomber par terre.

C'est même carrément plus beau que Bryce Canyon. Par contre, il faut s'accrocher. Parfois, on ne croise pas la moindre civilisation avant une centaine de kilomètres. En parlant de civilisation, vers 13h on a eu faim. On a trouvé une super adresse à Boulder : le Burr Trail Grill.

Là-bas, les burger sont fait avec des VRAIS MORCEAUX DE FILET DE BOEUF et un pain succulent, grillé. On avait rarement mangé quelque chose d'aussi bon. Si vous allez dans le coin donc, c'est ici qu'il faut s'arrêter.


Après ce festin de rois, nous avons donc repris la route vers Moab. La mauvaise surprise, c'est que sur place il fait 38 degrés. On risque de cramer comme du poulet sur la grille du KFC. Il va falloir ENCORE se tartiner de crème. L'avantage, c'est que dans notre Motel il y a une piscine en forme de haricot. (On s'en fout de la forme de la piscine mais j'avais envie de le préciser). On a pu la tester hier sur les coups de 22H. On était tout seuls pendant... 15 minutes.

Ensuite, un gros allemand et sa famille sont venus s'installer. Tranquille, le mec à installer son poste radio et sa petite re-biè au coin du bassin. Du coup on s'est barrés rejoindre notre chambre et Fabrice Luchini. Au programme : Jean-Phillipe. Un film bien cool qui nous plonge dans un univers où Johnny Halliday n'aurait jamais existé.

On aime.


Jour 12 : Découvrir Bryce Canyon et le sosie de Hugh Jackman

Hello,

Normalement, il devrait se trouver sur cette page un article entier sur comment se rendre à Bryce Canyon et des bons plans sur où bien manger pour pas cher.

Malheureusement, la mauvaise connexion wi-fi à effacé sans vergogne les dizaines de lignes que j'avais écris et n'étant pas d'un naturel très patient, je n'ai pas eu la force de recommencer. DONC, je vous place ici quelques photos ce parc très chouette qu'on peut visiter en deux heures seulement, et vous souffle discrétos que le meilleur plan alimentation se trouve au restaurant du lodge du parc.

Des bises !





dimanche 23 août 2015

Jour 11 : Expérimenter le Grand Canyon et aimer ça

À gauche de la photo, c'est un condor.
Jour 11. Après un repos bien mérité à Flagstaff et un déjeuner pas trop gras, nous avons tracé la route jusqu'au célèbre Grand Canyon.

C'est marrant, souvent quand on parle des USA les gens nous demandent "Ah! Vous allez aller au Grand Canyon?" et là, on ose pas trop répondre histoire de ne pas passer pour des gros touristes mainstream, mais force est d'avouer que... ouais, on va bien au Grand Canyon.

Il faut compter environ 1H30 depuis Flagstaff.
Dans le parc, tout est démesuré, les parkings, le nombre de bus, le nombre de touristes.


C'est assez bien foutu par contre : une fois la voiture garée, on empreinte des bus qui nous mènent à différents point de vue.  On peut aussi marcher d'un site à un autre et ça fait pas de mal, surtout que certains trajets sont vraiment courts (genre 800 mètres).

Pas mal.
Par contre, vu le nombre de personnes qu'on a croisé sur ces chemins, il semblerait que nos compères touristes préfèrent les bus climatisés.

D'ailleurs, en parlant de clim', c'est le gros problème ici. Les mecs refroidissent tous leurs espaces clos avec des températures débilement froides. La déglingue. On a mangé dans un Taco Bell où il devait faire sans mentir 16 degrés. Dehors : 38. Le choc thermique on en parle ? Du coup on avait gardé nos pulls et les gens se foutaient un peu de nous, mais bon. Mieux vaut ça qu'une angine. 

Mais revenons au Grand Canyon.
Il faut compter au moins une bonne journée pour en profiter pleinement, et le coucher de soleil est à manquer SOUS AUCUN PRETEXTE.

Pourquoi ? Tout simplement car il y a un soleil rouge qui descend sur le canyon et que c'est à tomber.

De toute manière, la magnificence du lieu nous laisse bouche bée. C'est assez difficile avec des mots, ou avec des photos, de vous expliquer vraiment, mais si un jour vous avez les moyens et le temps, c'est à faire. Je veux dire, l'Ouest, les grands parcs. C'est à faire. Sans déconner, et pourtant, je peux dire sans trop me tromper que j'ai vu pas mal d'endroits. Mais ceux-là vous transpercent l'âme et le coeur. Sérieux.

On s'en lasse pas.
Du coup, on a fumé une dernière cigarette devant ce spectacle magnifique avant de reprendre la route pour Hatch. La mauvaise surprise : 4H30 de route, de nuit. La bonne : des lignes droits à perte de vue.

Du coup ce n'était pas trop compliqué et j'ai pu un peu pousser le Veau (c'est le nom de notre voiture) dans des vitesses élevées (Greg dormait il a pas vu.)

Hatch, c'est près de Bryce Canyon, notre prochaine destination. Mais ça, je vous en parlerai dans un autre article.

Des bises !

Jour 10 : Leaving Las Vegas

Pour notre dernière journée à Las Vegas, on a remonté la légendaire Frémont Street en voiture sous une chaleur torride. En gros, il s’agit d’une grande avenue bordée par des motels aux couleurs criardes et par des petits restaurants de type « dinners ». Au bout, c’est la Frémont Street Expérience, une allée climatisée où on trouve des boutiques à touristes hors-de-prix, des casinos (of course !) et pleins de gens déguisés qui demandent de l’argent pour poser avec eux. Au choix : des G.I joes, des call-girls et même… DES MINIONS ! Ils sont partout ceux-là c’est une véritable invasion. `
COUCOUE Frémont Street!
Ce qui est un peu moins drôle, c’est de savoir que sous ces costumes étouffants se cachent souvent des gamins ou des gens très pauvres qui racolent pour quelques dollars. Car c’est là, la face presque pas cachée de Las Vegas : derrière les paillettes et les hôtels carton-pâte, se trouve souvent une misère à peine dissimulée.

Évidemment on a rien payé mais on a filmé discrétos. J’essayerai de vous faire un petit montage vidéo quand j’aurai le temps mais il faut savoir qu’on galère pas mal avec le wi-fi. 

On en trouve pas partout et quand on en trouve… il rame. Super !



Très vite, on a pris la route pour Flagstaff. C’est un long trajet de sept heures, du coup on s’est dit qu’il ne fallait pas trop traîner. 

Pour faire simple, on conduit sur des grandes lignes droites au milieu de rien. Je veux dire, vraiment rien. Le désert. C’est un peu angoissant et hypnotisant à la fois de voir ces grands espaces tout plats.

Au bout d’un moment, on a quand même décidé de s’arrêter pour faire une pause clope et pour écrire un article du blog (Je suis sérieuse vous voyez, j’assure le taff même au milieu de rien).

Le bled ? Chloride. Même le nom fait bad triper. C’est un arrêt au milieu de rien. Il y a juste une station essence creepy. D’ailleurs, on a croisé une famille de l’angoisse : le père a allègrement balancé 12 gifles à son aînée (en les comptant) tandis qu'un autre gamin essayait des couteaux papillons. NORMAL. 12 ans à tout casser il devait avoir. Aberrant. 

Mignon.
Toute cette grotesque famille ressort avec des kilos de glace (c’est la tendance ici) et fourgue tout dans le coffre déjà blindé. Le père n’oublie d’ailleurs pas de balancer des bouteilles à air comprimé par terre pour faire plus de place. Évidemment, l'une d'elle explose.

Tout en finesse. De toute façon, avec son air d’œuf de pâques dégénéré, ce gros type n’avait rien de fin. 

Grâce à eux, notre pause s’est transformée en mini-cauchemar ordinaire. On les remercie pas.

Du coup, on n’a pas traîné, une fois l'article écrit (celui sur la Death Valley pour info) on s’est vite barrés.


Quelques heures plus tard, on était à Flagstaff. Une petite ville mignonne qui sert de base pour aller au Grand Canyon. On n’a pas demandé notre reste pour dormir.


Des bises !

vendredi 21 août 2015

Bonus : Échapper à une patrouille de police en mode GTA

Un bon roadtrip aux USA ne serait pas tout à fait complet sans une petite dose d'adrénaline. Ainsi, nous nous en sommes payé une bonne sur l'autoroute qui menait à Flagstaff, dans l'après-midi de notre dixième journée. Je vais donc vous expliquer en quelques étapes très simples, comment semer un cop américain sur une highway.

1 : Choisir votre infraction 
Pour le coup, on s'est dit qu'un petit dépassement de vitesse serait un bon compromis. On a donc roulé allègrement à 140 km/h au lieu de 120 km/h. Juste pour voir.

2 : Trouver des complices
Pour éviter de se faire choper, mieux vaut faire retomber la faute sur quelqu'un d'autre.

Nous nous sommes donc fondus dans un petit groupe de trois voitures qui roulaient à vive allure.

3: Rester calme 
Quand vous voyez la bagnole blanche du flic débarquer derrière vous, vous pouvez estimer que vous êtes sur la bonne voie pour une interpellation.
Fun!
Mais l'idée étant de ne pas se faire choper, gardez un sourire et respirez tranquillement, un oeil toujours en place dans le rétroviseur.


4 : Analyser la situation
Le mec devant, qui roulait tout aussi vite que vous a été futé : il a filé un grand coup d'accélérateur et s'est planqué comme un connard entre deux camions. Disparu total. Il va falloir la jouer fine, car à cette partie du game, vous ne serez plus que deux à être pourchassés.

5 : Prendre la première sortie dans la plus totale décontraction
Ça y'est : le cop a allumé les girophares et vous commencez à serrer grave les fesses. Ce sera soit vous, soit le mec derrière. Que faire ? Vous pourriez continuer à rouler tranquillement sur l'autoroute en faisant mine de rien, mais ce serait pas assez couillu.


Du coup, on vous propose de prendre plutôt la première sortie et de vous casser vite fait de ce merdier.

6 : Jouir de sa victoire en toute discrétion
Un dernier coup d'oeil dans le rétroviseur vous informe que c'est finalement le pauvre type derrière vous qui a été arrêté. OUF ! Vous pouvez respirer un peu, mais pas trop. En effet, le cop verreux peut décider à n'importe quel moment de revenir vers vous. Notre solution ? Aller se planquer dans une station essence et rester calme. Cette fois-ci, vous avez marqué un point contre la police ricaine, mais mieux vaut garder profil bas.

Cette technique, élaborée par nos soins, vous assurera une cavale réussie dans 68% des cas. C'est toujours mieux que rien.
Sinon, vous pouvez aussi rester tranquilles et respecter les limitations de vitesse.

Des bises !

Jour 9 : Survivre à la Vallée de la Mort comme des guerriers des temps modernes

Au petit matin du dixième jour, on a pas déconné : on s’est levé à 4.30. Complètement frais, ou presque. L’objectif ? Tracer illico presto dans la Vallée de la Mort afin de ne pas souffrir de la chaleur. La vérité, c’est qu’on ne savait pas trop à quoi s’attendre. On avait lu beaucoup de forums mettant en garde les touristes contre des températures mortelles. On avait entendu aussi beaucoup de remarques de nos proches nous disant qu’on allait mourir et qu’il fallait faire TRÈS attention. Bon.
Ça ne nous a pas empêché d’y aller.
Dans la voiture : 12 litres de flotte, de la crème solaire, nos chapeaux et nos couteaux. 

Zabriskie Point
En quittant Vegas, on a pris la route 120 qui est à elle seule déjà un voyage : on a vu les couleurs changer progressivement du bleu nuit à des tons plus violets puis plus clairs. Au compteur, il faisait 34 degrés dehors, à 7 heures du matin. On trouvait ça frais, on était contents.

Il faut compter environ deux heures depuis Vegas pour rejoindre ce parc. C’est carrément plus faisable comme ça qu’en partant de Yosemite.
(C’est bon à savoir car ça fait gagner beaucoup de temps.)

Le jour était déjà levé quand on a passé l’entrée et on a filé directement au Zabriskie Point. 


Là-bas, on a pas été déçus. Les collines, comparables à des dunes, avaient des reliefs dorés  sauf que le sol était dur. C’était sublime. On a pu sortir de la voiture tranquillement et prendre plusieurs photos, au milieu de quelques touristes.

Ensuite, nous avons pris la route pour Artists Palette : le spot mérite bien son nom puisqu’on peut y observer tout un panel de couleurs variant du marron au bleu. Surréaliste. 
On aurait dit une planète de Star Wars ou un truc du genre.


Artists Palette
Après avoir loupé la sortie et fait un petit détour de 20 minutes, on a terminé notre visite du parc par le Golden Canyon et le Dante’s View. On a même marché dans le Canyon, entourés par la roche. Et là encore, il faisait chaud mais on se traînait pas par terre comme des veaux. C’était faisable.

Par contre, il était un peu moins de 10h. J’imagine que ça a du jouer aussi. 

Et pour finir donc, Dante’s View. Un point de vue qui surplombe le parc et Bad Water (un spot bien connu de la Vallée de la Mort) où la terre craquelée à pris une couleur blanche.



Dante's view
Il était 12h30 quand on est partis. Dehors, il faisait autour des 40 degrés. Heureusement notre char avait la clim’ et on n’en a pas trop souffert. En fait, il semblerait que la chaleur s’accumule tout au long de la journée et que le thermomètre explose vers les 16H. On a plaint tous les pauvres pinpins qui y seraient à ce moment là. 

Pas d’bol pour eux, en même temps ils n’avaient qu’à se lever tôt.

Arrivés à Vegas, on a quand même pris le temps de manger un gros burger sur les coups de 15h. 

Notre serveur s’appelait « Spanky » et c’était son véritable nom. S.P.A.N.K.Y.


Je crois que Greg avait un ticket avec lui mais il n’en a pas profité. Dommage.
Ensuite direction la chambre pour une douche BIEN MÉRITÉE et une sieste de deux heures.