dimanche 23 août 2015

Jour 10 : Leaving Las Vegas

Pour notre dernière journée à Las Vegas, on a remonté la légendaire Frémont Street en voiture sous une chaleur torride. En gros, il s’agit d’une grande avenue bordée par des motels aux couleurs criardes et par des petits restaurants de type « dinners ». Au bout, c’est la Frémont Street Expérience, une allée climatisée où on trouve des boutiques à touristes hors-de-prix, des casinos (of course !) et pleins de gens déguisés qui demandent de l’argent pour poser avec eux. Au choix : des G.I joes, des call-girls et même… DES MINIONS ! Ils sont partout ceux-là c’est une véritable invasion. `
COUCOUE Frémont Street!
Ce qui est un peu moins drôle, c’est de savoir que sous ces costumes étouffants se cachent souvent des gamins ou des gens très pauvres qui racolent pour quelques dollars. Car c’est là, la face presque pas cachée de Las Vegas : derrière les paillettes et les hôtels carton-pâte, se trouve souvent une misère à peine dissimulée.

Évidemment on a rien payé mais on a filmé discrétos. J’essayerai de vous faire un petit montage vidéo quand j’aurai le temps mais il faut savoir qu’on galère pas mal avec le wi-fi. 

On en trouve pas partout et quand on en trouve… il rame. Super !



Très vite, on a pris la route pour Flagstaff. C’est un long trajet de sept heures, du coup on s’est dit qu’il ne fallait pas trop traîner. 

Pour faire simple, on conduit sur des grandes lignes droites au milieu de rien. Je veux dire, vraiment rien. Le désert. C’est un peu angoissant et hypnotisant à la fois de voir ces grands espaces tout plats.

Au bout d’un moment, on a quand même décidé de s’arrêter pour faire une pause clope et pour écrire un article du blog (Je suis sérieuse vous voyez, j’assure le taff même au milieu de rien).

Le bled ? Chloride. Même le nom fait bad triper. C’est un arrêt au milieu de rien. Il y a juste une station essence creepy. D’ailleurs, on a croisé une famille de l’angoisse : le père a allègrement balancé 12 gifles à son aînée (en les comptant) tandis qu'un autre gamin essayait des couteaux papillons. NORMAL. 12 ans à tout casser il devait avoir. Aberrant. 

Mignon.
Toute cette grotesque famille ressort avec des kilos de glace (c’est la tendance ici) et fourgue tout dans le coffre déjà blindé. Le père n’oublie d’ailleurs pas de balancer des bouteilles à air comprimé par terre pour faire plus de place. Évidemment, l'une d'elle explose.

Tout en finesse. De toute façon, avec son air d’œuf de pâques dégénéré, ce gros type n’avait rien de fin. 

Grâce à eux, notre pause s’est transformée en mini-cauchemar ordinaire. On les remercie pas.

Du coup, on n’a pas traîné, une fois l'article écrit (celui sur la Death Valley pour info) on s’est vite barrés.


Quelques heures plus tard, on était à Flagstaff. Une petite ville mignonne qui sert de base pour aller au Grand Canyon. On n’a pas demandé notre reste pour dormir.


Des bises !

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